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La Jamaïque (Afrique délocalisée), le reggae & Bob Marley.

Il est aujourd’hui très important de parler de la Music Reggae, de la Jamaïque, terre des rastas mais de Robert Nesta Bob Marley également. La Jamaïque avait été baptisée Xaymaca par les indiens quand elle a été découverte par Christophe Colomb en 1494 (mais il faut savoir qu’il y avait déjà des noirs qui y vivaient bien avant son arrivé, ce que l’histoire détournée ne dit jamais). Les espagnols s’en emparent pour créer la colonie de Santiago.

Lorsqu’ils s’aperçoivent que l’île ne recèle pas d’or, ils décident de décimer les autochtones pour librement cultiver le tabac et la canne à sucre en important des esclaves africains. En 1655, l’île tombe sous le joug de l’empire Britannique et devient une plaque tournante de l’esclavage. A cette période, les « marroons », groupe de rebelles, tentent bien de se révolter mais en vain. L’abolition de l’esclavage est décrétée le 1er août 1834 mais se créent des inégalités sociales importantes. La fin de ce siècle et le début du suivant sont marqués par de forts courants d’immigration (paysans chinois, indiens, commerçants du moyen orient), brassant les courants culturels et ethniques et creusant plus encore les inégalités sociales de l’île. Se démarque à cette période, une certaine oppression envers le peuple noir qui donnera naissance à des actions de défense et surtout à une prophétie qui changera beaucoup de choses…

Beaucoup revendiquent la paternité du reggae. En réalité, il découle de l’évolution et du croisement de différents styles musicaux. Une chose est certaine, beaucoup ont joué ce rythme sans savoir qu’il jouait du reggae. Le premier nom à retenir est celui de Desmond Dekker qui fut le premier à jouer ce rythme. C’est Toots qui utilise pour la première fois le mot reggae dans une chanson intitulée Do the reggae. Et son prophète, le plus talentueux, à savoir le plus grand musicien de tous les temps Robert Nesta Marley, plus connu sous le nom de Bob Marley, reste l’homme qui marquera à jamais cette belle musique.

Nesta Robert Marley

« Noir et blanc, ni noir ni blanc, je ne suis pas du côté des noirs, je ne suis pas du côté des blancs: je suis juste du côté de Dieu qui fait que je suis noir et blanc et qui m’a donné ce talent ». Né d’un père blanc du nom de Norval Marley, surveillant des domaines de la couronne, et d’une mère noire, Cedella Booker, Robert Nesta Marley, de son vrai nom, naquit vers 2h du matin un mercredi 6 février 1945. L’ordre du prénom fut inversé en 1962: lorsqu’il émigrait avec sa mère aux Etats unis, un officier d’état civil imposa d’inverser l’odre par facilité administrative.

Jusqu’à l’âge de 5ans, Bob Marley ne vit son père que quelques fois car ne vivant sous le même toit. En effet, le couple noir et blanc que forme Cedella et Norval ne fait pas l’unanimité dans les deux familles car à cette époque les mariages mixtes ne sont pas encore encrés dans les mœurs. En 1951, Norval décide avec l’accord de Cedella d’envoyer leur fils faire sa scolarité à Kingston. Une année durant, Cedella n’aura pas de nouvelles de son fils. C’est que celui-ci lui demandé pourquoi sa mère ne venait pas le chercher: ce fut le choc pour Cedella. En 1952, Cedella récupère son fils qui vivait chez chez une vieille dame malade qui le négligeait. La vie reprend son cours au village; 3 ans plus tard, son père qu’il avait très peu connu décède, même pour cet évènement, la famille ne se manifeste pas auprès de Nesta et de sa maman. Pour des raisons financières Cedella monte à la capitale laissant le petit Nesta à la garde de son grand père Omeriah. Nesta travaille alors comme un chevrier; un an plus tard il est laissé à la charge d’Amy, la sœur aînée de Cedella, qui ne s’en occupera guère. En 1957, Cedella a un emploi stable et elle fait venir Nesta pour l’inscrire à la Stepy school of Kingston.

Le terme reggae est d’abord apparu comme un rythme différent, joué sur un tempo bien plus rapide que le Rock steady en vogue dans les années 60; il désigne un motif d’orgue syncopé. En outre, dans le Rock steady, le temps fort marqué par la caisse claire est sur le 3e temps de la mesure au lieu du 2e et 4e pour le Ska ou Rhythm and Blues. Ce style au tempo d’abord rapide s’appelait le Streggae qui signifie  » une femme qui se donnait à tous les hommes ». Mais les radios n’ont pas aimé ce nom et il est donc devenu Reggae. Le Reggae se singularise par la basse; « c’est comme un battement de coeur percussif et percutant, puissant comme une clef de voûte ». La base du reggae est très différente des autres styles musicaux de par sa manière d’arriver en retard dans les morceaux, c’est sur ce décalage que les jamaïcains juge de la qualité d’une ligne de basse et du génie d’un bassiste. En outre, ce qui frappe c’est la simplicité des accords répétitifs de la guitare, mais il faut savoir maintenir ce tempo dans la longueur.

Le Reggae est quelque chose qui vient du ventre, « Si tu intellectualise ta musique, tu ne pourras jamais jouer du Reggae ». Hormis ses qualités musicales intrinsèques, la beauté de ses voix, la richesse de ses mélodies, l’autre atout majeur du Reggae est la violence de ses textes: C’est la caisse de résonance du train quotidien de la société du rastaman. Il traduit un état d’oppression, de mélancolie mais refuse la fatalité, Il y a un Jamming dans cette situation de mélancolie: l’espoir existe…

D’une certaine façon, le Reggae est un sourire, une fenêtre qui donne sur le jour. Il (reggae) est élévateur d’esprit et permet d’exprimer sans violence une certaine vision de la société, de Babylone. Cette musique est un rassembleur universel. Elle a une audience mondiale. De par les idées sociales qu’il exprime, il a été facilement perçu par la population mondiale. Contrairement à d’autres styles musicaux plus segmentés en fonction du sexe, de l’âge, des zones géographiques, le Reggae est présent à tous niveaux. On tend à penser que le Reggae est plus implanté dans les pays afro, caribéens avec des noms comme Bob Marley, Peter Tosh, Buring spear d’origine Jamaïcaine, Tiken jah fakoly, Alpha Blondy pour la Côte d’Ivoire et Lucky Dube pour l’Afrique du sud.

Il s’est aussi implanté en Europe avec, pour la France, Tryo, Massilia sound system, Pierpoljak, Sinsemilia, Keefaz. En Angleterre, Steel pulse, LKJ. En Espagne, Gondwana. En Italie, Nemo. En Allemagne, Seeed, Gentleman. Au passage, pour ceux qui le souhaitent, voici un très bon skyblog sur Gentleman. Aux Etats unis, du fait de l’immigration jamaïcaine, notre style musical s’est beaucoup développé: on peut citer des noms comme Morgan Heritage, Elephant man, Maxi Priest. Parallèlement, le ragga dance hall s’y est beaucoup développé.

Une chose est certaine, il y a beaucoup de reggae man isolés; dans tous les pays du monde, ce qui fait avancer le mouvement ce sont les Festivals.

Initiation à la musique

Son premier vrai contact avec la musique s’est dans les rues de Trenchtown. Mais déjà bien avant, son entourage remarquait certaines dispositions inédites pour son âge. A 5 ans déjà il avait des aptitudes qui troublaient la quiétude d’une petite communauté habituait à des manifestations paranormales. C’est dans les bas quartiers de Trenchtown qu’il se lie d’amitié avec un certain Neville o’Riley Livingstone alias « Bunny Wailer » avec qu’il partage les mêmes goûts musicaux. Nous tenons à préciser Sly et moi que Trenchtown n’est pas un lieu ordinaire de par son histoire (reconstruire en 1951 après un cyclone) et son retentissement politique et culturel. On est en 1960, c’est la fin de la domination coloniale: une nouvelle station, une nouvelle culture se profilent; moins de censures. Un certain Joe Higgs fait son apparition dans la vie de Nesta: il lui donne le goût de la musique, l’aide à se perfectionner, lui inculque des valeurs comme le travail et la discipline. Entre 1950 et 1960, il fait sa première scène qui lui permet de gaganer une livre sterling. Lors d’une soirée chez Higgs, Bunny et Bob font la connaissance de Peter Mcintosh alias « Peter Tosh ». Il est le seul avec Higgs à posséder une vraie guitare. Fait notoire, il a le même parcours que Bob.

Les Wailers, accomplissement musical de Bob

Dans les années 60, Leslie Kong enregistre les premières chansons de Bob. Pour l’instant on est encore dans le Ska avec des titres comme Judge not ou do you still love me. Son parcours musical débute bien contrairement à sa vie familiale; il a 18ans, se retrouve à la rue, et doit faire face à la misère, au froid et à l’insécurité. Il s’accroche éperduement à la musique car c’est tout ce qui lui reste. Il fait la rencontre d’Alvin Patterson, un percussionniste professionel qui parlait l’éducation rythmique du groupe (Bob, Bunny et Peter et Junior Braithwaite). En 1963, il lesfait appeler « the wailing rude boys »; Coxsone les reprend en mains et les rebaptise les « Wailing Wailers ». Ils cultivent alors une image de garçons arrogants exprimant les préoccupations d’une génération issue de la rue dans un langage jeune.

Le massacre de Coral Garden met le feu aux poudres: c’est la traque aux rastas: le pays est noyé dans un bain de sang. Bob adopte une attitude hostile et agressive, il s’est endurcie car la rue ne lui pas de cadeaux. On le surnome « Tuff Gong » dur comme un Gong. A Trenchtown les conditions de vie sont devenues insupportables. Bob est promu directeur artistique par Coxsone et pour des raisons pratiques, le groupe est ramené à un trio rebaptisé « Bob Marley and the Wailers », manque à l’appel Junior Braithwaite qui avait un registre trop aigu. Les choses vont se gâter entre Coxsone et les Wailers qui ne perçoivent aucunes retombées financières de leur production. Les Wailers décident de monter leur propre structure.

En 1965, Bob tombe amoureux d’une certaine Rita Anderson. A cette époque, son entourage le perçoit comme un personnage complexe avec des problèmes de communication; il a une timidité qui déstabilise les gens. Le 10 février 1966, il épouse Rita. 3 jours plus tard il s’envole pour le Delaware au Etats unis chez sa mère; le but est de gagner un maximum d’argent pour produire en indépendant les Wailers. Vers la fin 1966, il décide de revenir en Jamïque avec le pécule amassé chez l’oncle Sam. Cette argent ne suffira pas à réaliser les souhaits des Wailers car le système de la production s’est mis en place. Bob intègre de plus en plus les principes rastas : il se consacre à la lecture assidue de la Bible et est pris sous la tutelle spirituelle de Mortimer Planno réputé dans le milieu rasta.

En 1967, les Wailers est le premier ensemble vocal à afficher un mode de vie rasta. Bob, inspiré écrit sa première chanson « Sélassié is a chapel ». Interrogé par les journalistes sur sa foi il répond « je suis rasta depuis toujours, c’est vers 17 voire 18 ans que j’ai ressenti ma condition de rasta. J’ai compris que le rasta parlait de choses qui me concernais et je me suis identifié à lui tout en restant moi-même ». Bob, afin d’être en osmose avec la pensée rasta, va s’installer à la campagne où il écrit « nice time », « stir it up » et « chances are ». En 1968, les Wailers sont produits par Johnny Nash (premier afro américain à passer à la télé) puis par Leslie Kong en 1969 mais ces 2 rencontres n’ont pas abouti. Bob repart quelques mois dans le Delaware gagner des sous; à son retour, il a assez de sous pour monter son label: Tuff gong. Il retrouve un ami de longue date, Lee Perry, qui lui concocte un nouveau son basé sur la basse; Perry adjoint à la formation des Wailers les célébrissimes frères Barrett qui en formeront le noyau rythmique: Aston Barrett alias « Family man » (fam’s) à la basse et Carlton Lioyd Barrett alias « Carly ». En 1971, les Wailers embauchent un nouveau pianiste du nom de Tyrone Downie, un virtuose de 15ans. Sur le plan national, la Jamaïque entre dans une periode de crise éléctorale; les Wailers s’impliquent dans cette crise en soutenant le candidat Michael Manley qui éveille des espérances chez les rastas. Ce fut l’homme politique qui a été à la base de la visite de Hailé Sélassié dans le pays. En représailles, le gouvernement censure les Wailers sur toutes les antennes. De là surviennent des difficultés financières qui créent un forcée entre Bob et Bunny. Peter non plus n’est pas en reste; il rage de voir Bob monopoliser le studio. Le groupe est au bord de l’explosion.

La rencontre avec Chris Blackwell symbolise le renouveau des Wailers avec la signature chez Island. En décembre 1972, c’est la sortie du premier album des Wailers sous le label Island : « Catch a fire ». La presse spécialisée parle d’un phénomène: 14000 albums sont vendus ce qui est énorme pour l’époque et pour le reggae. En Jamaïque, la sortie de l’album coincide avec la victoire de Manley aux élections. Catch a fire est de fait plus retentissant en Jamaïque. La tournée « Catch a fire » va accentuer les divergences au sein du groupe, les moyens investis insuffisants, les musiciens souffrent des conditions de vie éprouvantes. De plus, Bob, perfectionniste qu’il est, exerce une pression insoutenable sur les musiciens. En 1973, c’est la tournée aux Etats unis, qui ne connaissait pas encore le reggae. Le feeling qui émane de leurs concerts bouleverse le public.

De retour en Jamaïque, le groupe explose. Bunny décide de limiter ses prestations aux uniques enregistrements en Jamaïque. Il fait le vœu de ne plus prendre l’avion qui le terrorise, il quittera officiellement le groupe en 1974. Fin octobre 1973, le groupe s’envole pour une tournée. Le moral est au plus bas: Peter et Bob en viennent aux mains. Les Wailers, sur la base de leur ancienne formation, se représentent pour la dernière fois sur scène en première partie de Marvin Gaye. Le groupe achève de régler ses comptes; la séparation des co fondateurs des Wailers devient officielle mais des attaches profondes continuent à lier les 3 hommes. Au-delà du respect qu’ils éprouvent les uns envers les autres et de la mission rasta qui les unis autour d’une destinéé commune, leur amitié est consolidée par des liens de parenté et d’alliance. Fin 74, les Wailers embauchent un jeune organiste de 16 ans, Bernard Touter Harvey. Ils engagent également des filles pour les coeur: Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt qui forment le trio des « I three » (nous 3 et l’oeil dans l’arbre). Les Wailers repartent pour Londres et engagent un nouveau guitariste noir américain du nom de Al Anderson. Eric Clapton, star du rock, sort une version de « I shot the sheriff » qui devient numero 1 dans tous les hits parades. Pour les Wailers, cet évènement marque le début de la consécration auprès du grand public; Bob devient le leader incontesté du groupe. Ils font même la première partie des « Jacksons five ». Les Wailers enchainent beaucoup de succès et sont mondialement reconnus.

 

Le déclin du Tuff gong

Les Wailers, entre départs et arrivées, enchainent les succès: le mythe « Bob Marley and the Wailers est bien présent; le reggae est en place et le Vert Jaune Rouge sévit. Sur un plan humain, Bob a fait une longue descendance. Son côté perfectionniste, dur dans le travail lui colle à la peau. Lui qui s’est impliqué dans la politique a été très déçu par les leaders politiques. Il a même échappé à une tentative d’assassinat fomentée par les politiques. Blessé au bras, il a quand même fait le concert de la paix 3 jours après cet évènement malheureux.

Toutes ces années, Bob a fait des tournées partout dans le monde. Le 10 mai 1977, après le concert au pavillon Baltard est organisé un match de foot entre les Wailers et des journalistes français. C’est alors que Bob a été victime d’un tacle: L’ongle de l’orteil était complètement arraché; une conséquence paraissant anodine mais qui fut plus que lourde de conséquences. Bob continue la tournée malgré la douleur. La plaie ne cicatrise pas, l’infection se propage.

Des prélèvements effectués révèlent la présence de cellules cancéreuses; le diagnostic est sans équivoques: cancer de la peau; sans amputation, l’issue sera fatale. En tant que rasta, Bob se refuse à l’amputation. Bob essaiera de se faire soigner par plusieurs médecins tout en continuant à vivre sa passion qu’est la musique. Entre temps, il donne un concert au Zimbabwe en 1980: c’est la concrétisation d’un rêve. En Ethiopie, à la demande de sa mère, il se fait baptiser à l’église orthodoxe et se portera désormais le nom de Berhane Sélassié (lumière de la sainte trinité). Bob suit toujours son traitement: interdiction de fumer, boire de l’alcool et de manger Ital. Mais les choses vont en s’empirant; tous les médecins déclarent forfait. Le 11 mai 1981 à 11h30, affichant à la pesée 35kg, Nesta Robert Marley s’éteint à l’hopital de Miami. Ces dernières paroles auront été à l’adresse de sa mère et de son fils: « Maman ne pleure pas, ça ira » et « l’argent ne fait pas le bonheur ».

 

La mort de Bob Marley a eu un retentissement énorme; certains pensent même que la CIA a orchestrée sa mort: une chose est certaine, il dérangeait… Bob Marley adorait les enfants. En tant que rasta, tout rapport sexuel devait procréer: il a donc reconnu 10 enfants. L’homme qu’il était adorait les femmes et le foot. Physiquement, l’homme est mort. Plus que jamais, Bob Marley est vivant. Comme toute histoire les sources sont diverses dont certaines fausses mais nous nous sommes inspirés des sources les plus sûres possibles. Nous vous proposons d’aller voir quelques vidéos, photos et écouter quelques sons sur son site officiel et pour ceux qui veulent, voici quelques paroles et partitions guitare. Le message divulgué par le reggae est universel. Il s’adresse à tous les individus de n’importe quel pays et de n’importe quel continent. Ses paroles sont directes, simples, car ce sont ceux du peuple, ceux que l’on peut comprendre sans éducation de type scolaire.

 

Comme disait Bob Marley: « les mots que j’emploi sont tellement simple qu’un bébé pourrait les comprendre ». Ce n’est pas pour cela qu’ils n’ont aucun sens ou qu’ils ne sont pas dignes de réflexion, bien au contraire, ils remettent en cause tout ce que l’on vous a appris depuis votre naissance, toutes les barrières qui peuvent limiter votre esprit comme la peur de la différence ou bien encore la manipulation politique.

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